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Appel à volontaires : futures mamans, rejoignez l'étude Allaitement !

L’alimentation pendant la grossesse et l’allaitement modifie-t-elle la composition du lait maternel et le microbiote intestinal du bébé ? Des chercheurs de l’UMR Numecan s’associent au CHU de Rennes pour tenter de répondre à cette question dans une étude clinique qui vient de démarrer et cherchent des volontaires. Si vous êtes vous-même enceinte ou connaissez des femmes enceintes dans votre entourage désireuses de rejoindre l’étude, n’hésitez pas à consulter la brochure dédiée et à contacter le médecin référent chargé du pré-recrutement.

. © Inra, Inra Bretagne-Normandie
Par Service communication Inra Bretagne-Normandie
Mis à jour le 08/07/2019
Publié le 01/07/2019
Mots-clés :

Le lait maternel a une composition complexe qui permet à la fois de favoriser la croissance du bébé et de le protéger. Il a aussi une importance capitale dans la mise en place du microbiote intestinal du bébé car il renferme lui-même des bactéries, en faible quantité mais qui vont coloniser l’intestin et des molécules qui vont soit favoriser la croissance de certaines bactéries ou au contraire inhiber la croissance d’autres. « La composition du microbiote intestinal qui s’installe dans les premiers jours et mois de vie du bébé est très importante car elle peut conditionner la santé future de l’enfant. Des études épidémiologiques l’ont montré et nous avons dans des modèles pré-cliniques (porc, rat, souris) observé ces phénomènes » indique Gaëlle Boudry, chercheure à l’UMR Numecan. « Comprendre quels sont les facteurs qui modifient la composition du microbiote précoce de l’enfant permettra à termes de proposer des stratégies pour diminuer les risques de développement de maladies chroniques » précise-t-elle. Parmi les facteurs possibles, l’alimentation de la maman en fin de grossesse et pendant l’allaitement pourrait jouer un rôle en modifiant la composition de son lait et par ricochet la composition du microbiote. L’étude Allaitement veut tester cette hypothèse en étudiant l’impact de l’alimentation de la maman sur la composition de son lait et du microbiote du bébé.

Le cadre de l'étude

L’étude, mise en place par l’unité d’investigation clinique du CHU de Rennes, inclura 80 mamans qui ont pour projet d’allaiter leur bébé et qui vivent dans un rayon d’une trentaine de kms autour de Rennes (pour des raisons pratiques). Elles ne devront pas changer leurs habitudes alimentaires mais noter ce qu’elles mangent. On leur demandera de se rendre 3 fois au CHU à Pontchaillou juste avant le 6e mois de grossesse pour y subir une prise de sang pour voir leur état nutritionnel de base, puis vers les 21e et 45e jours de vie du bébé pour y donner un peu de lait et les selles de bébé. Tout au long de l’étude, du 6e mois de grossesse jusqu’au 45 jours de l’enfant, elles recevront des bons d’achat ou des paniers de produits alimentaires du quotidien (œufs, lait, yaourts, jambon…). L’unité Numecan, en collaboration avec les UMR STLO et PhAN de Nantes, analysera la composition du microbiote des selles par des techniques de séquençage haut-débit et la composition du lait (bactéries, facteurs immunitaires, métabolome, lipidome…) pour mettre à jour les liens entre tous ces facteurs.

« L’étude a commencé et nous recherchons des volontaires. Si vous êtes vous-même enceinte ou connaissez des femmes enceintes dans votre entourage désireuses de rejoindre l’étude, n’hésitez pas à contacter le médecin référent chargé du pré-recrutement » conclut Gaëlle Boudry.