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Nathalie Nesi, lauréate du prix Jean Dufrenoy 2017 de l’Académie d’Agriculture de France

Nathalie Nesi, directrice de recherche à l’Institut de génétique environnement et protection des plantes (UMR Inra-Agrocampus Ouest-Université de Rennes 1) est la lauréate 2017 du prix Jean Dufrenoy de l’Académie d’Agriculture de France. Ce prix récompense ses travaux remarquables sur le développement des graines de crucifères, l’adaptation du colza aux stress environnementaux, et le développement d’outils de génomique chez cette espèce, au service de l’agriculture. Retour sur son parcours.
 

Nathalie Nesi, lauréate du prix Jena Dufrenoy 2017 Académie d'Agriculture de France
Par Service communication Inra Bretagne-Normandie
Publié le 28/09/2017

Après une formation d’agronome et un DEA de physiologie cellulaire et moléculaire des plantes à Paris 11, Nathalie Nesi entame une thèse en biologie des semences à l’Inra de Versailles. Son doctorat en poche, elle rejoint le John Innes Center de Norwich en Angleterre pour un post-doc de deux ans. Elle s’intéresse à la graine d’Arabidopsis thaliana, organisme plante, en explorant plus précisément sa composition en huile et protéines. Début 2003, elle intègre l’Inra et rejoint le laboratoire rennais d’amélioration des plantes (futur Igepp) pour travailler sur les plantes cultivées. « Ma toute première mission a été de transférer chez le colza les connaissances acquises sur Arabidopsis à une époque où les outils de génomique n'étaient pas encore disponibles ». Ses premiers projets sont alors dédiés au développement d’outils de génomique fonctionnelle pour comprendre les mécanismes liés à la croissance, au développement et au remplissage de la graine de colza.

De la graine à la plante entière

2008 marque un tournant dans la carrière de Nathalie Nesi. Avec le projet Genergy qu’elle coordonne, elle élargit son champ d’investigation et amorce des travaux sur l’étude de la réponse de la plante en terme de rendement face à des stress abiotiques. Elle s’intéresse notamment aux contraintes azotées en développant des outils de génomique quantitative-génétique quantitative puis de génomique fonctionnelle, applicables directement sur le colza. Des approches qui lui ouvrent de nouveaux partenariats scientifiques. Les collaborations socio-économiques entretenues avec les sélectionneurs et les instituts techniques dans le cadre du projet Genergy mais aussi ceux construits de longue date par le groupe colza de l’UMR Igepp vont ainsi aboutir à ce projet d’envergure qu’est Rapsodyn.

Rapsodyn, la reconnaissance internationale

Depuis 2012, Nathalie Nesi coordonne le projet Investissement d’Avenir Rapsodyn dont l’objectif est d’optimiser le rendement en huile chez le colza oléagineux d’hiver, cultivé en conditions de bas intrants. Un projet sur 7,5 ans qui rassemble 16 partenaires représentant les acteurs industriels majeurs de la filière colza en France. « Rapsodyn nous a apporté une visibilité sur la scène internationale. Partant de notre expertise sur l’azote, nous avons développé des projets satellites sur les interactions entre l’azote et l’eau ou l’azote et les maladies ».

Et demain…

Nathalie Nesi souhaite élargir ses recherches sur les interactions entre les différents stress que subit le colza. «Nous travaillons aussi sur le potentiel du colza en termes d’alimentation animale en lien avec la sécurisation de l'approvisionnement en matières premières, un enjeu notamment pour la Bretagne ». De nouveaux défis pour la chercheuse qui réfléchit à de futurs investissements sur des projets européens H2020.

Vidéo : Rapsodyn, du colza moins gourmand en azote