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Projet d'Institut NuMeCan à Rennes

Le 27 juin 2017, une ambition scientifique commune réunit les trois tutelles de l’Institut NuMeCan : l’Université de Rennes 1, l’Inserm et l’Inra. L'objectif : étudier comment les déterminants alimentaires, environnementaux, comportementaux et métaboliques impactent sur la santé et les maladies chroniques de différents organes cibles, en particulier le foie et le système digestif.

Logo NuMeCan
Mis à jour le 27/06/2017
Publié le 26/06/2017

Le projet de recherche de l’Institut NuMeCan, élaboré en partenariat avec le CHU de Rennes et le Centre Eugène Marquis, vise au transfert des connaissances issues de la recherche en nutrition, métabolisme et cancer vers les applications cliniques et le monde socio-économique (démarche translationnelle). Il s’est également donné pour mission de contribuer à la formation initiale et continue dans ces domaines.

Bruno Clément, directeur de recherche Inserm et porteur du projet, explique sa vision de NuMeCan : « Nos recherches s’intéressent principalement aux maladies chroniques du foie et de l’appareil digestif, mais aussi à d’autres tissus qui peuvent être associés comme le cerveau, le système ostéo-articulaire…. Au-delà de l’étude des mécanismes cellulaires et moléculaires impliquées dans la survenue de ces pathologies, nous souhaitons comprendre leur évolution vers des formes sévères pouvant déboucher notamment sur le cancer. L’enjeu est de prévenir, de mieux détecter l’apparition de ces maladies et de développer des approches thérapeutiques innovantes. L’originalité du projet NuMeCan naît de ce qu’il explore de manière transversale un champ thématique très complet. En effet, nous nous attachons à avoir une approche intégrée de la survenue et de la progression de ces maladies : rôle de la nutrition, du comportement alimentaire et de la plasticité cérébrale, désordres métaboliques, stress cellulaire, influence de composés exogènes pouvant être toxiques (contaminants de l’environnement, médicaments, alcool), métabolisme du fer, rôle du microbiote (intestin, cavité orale). Pour explorer ce large champ, nous disposons d’une grande variété d’expertises grâce à la diversité des personnels de NuMeCan : chercheurs, enseignants-chercheurs des facultés de médecine, pharmacie et odontologie, ingénieurs et techniciens, doctorants, post-doctorants, étudiants… environ 120 personnes de l’Université de Rennes 1, de l’Inserm, de l’INRA, du CNRS, du CHU et du Centre Eugène Marquis, réunies par une ambition scientifique commune. »
L’Inra est totalement en phase avec cette vision de l’Institut, comme l’explique David Val-Laillet, directeur de recherche et co-porteur du projet : « Ce projet nous permet de consolider nos collaborations avec l’Inserm, l’Université de Rennes 1 mais aussi le CHU de Rennes, en assurant la continuité entre nos travaux réalisés sur un modèle animal privilégié, le miniporc, et les applications médicales et cliniques. Plusieurs projets précliniques et cliniques sont d’ailleurs déjà en cours avec nos collègues de l’Université de Rennes 1 et du CHU. »
Selon David Alis président de l’Université de Rennes 1 : « Acteur structurant du secteur biologie-santé sur le site rennais, l’Université de Rennes 1 est fortement investie dans les deux unités mixtes Inserm et INRA constitutives de NuMeCan dont elle est co-tutelle. Son soutien à NuMeCan se traduit notamment par l’engagement d’une cinquantaine de ses personnels au bénéfice des thématiques de recherche du projet d’Institut.

En savoir plus

Les recherches de NuMeCan

L’Institut est implanté sur deux sites : le campus de Villejean-Pontchaillou et le site Inra de Saint-Gilles.

Équipe NGB (Alimentation-Intestin-Cerveau ; Inra Saint-Gilles/Université de Rennes 1) : focalisée sur l’axe intestin-cerveau, l’équipe cherche à comprendre comment l’alimentation peut modifier nos comportements (alimentaires mais aussi cognitifs) pouvant conduire aux addictions et à l’obésité, en étudiant les voies de communication entre ces deux organes. Le rôle du microbiote (ensemble des bactéries de notre tube digestif) dans le comportement alimentaire est également au centre des préoccupations de cette équipe.

Équipe CIMIAD (Contrôle du métabolisme du fer et maladies associées au fer ; Inserm Rennes/Université de Rennes 1) : ses membres travaillent à mieux comprendre les mécanismes qui contrôlent le métabolisme du fer dans l’organisme, et ceux des pathologies qui l’affectent : carence en fer (anémies) ou surcharge (en particulier l’hémochromatose d’origine génétique dont l’incidence est notable en Bretagne), maladies parodontales, maladies rhumatismales…; ainsi que le rôle du microbiote dans ces processus. En lien étroit avec le CHU de Rennes, CIMIAD a œuvré a à la création de la plateforme AEM2 (Analyse élémentaire et métabolisme des métaux) et a tout récemment rejoint le RHU iVASC (Innovation in Atherothrombosis Science).

Équipe EXPRES (Stress exogènes/endogènes et réponses pathologiques dans les maladies hépato-gastro-intestinales ; Inserm Rennes/Université de Rennes 1) : cette équipe s’intéresse à la manière dont les facteurs de stress d’origine interne ou externe à l’organisme (contaminants de l’environnement, alcool, médicaments, lipides, infections bactériennes…) peuvent déclencher ou aggraver des pathologies du foie ou du tube digestif, en lien ou non avec l’obésité. EXPRES s’intéresse particulièrement au point limite où la réponse des cellules au stress bascule du normal au pathologique, par épuisement de leurs mécanismes d’adaptation et de compensation, pouvant conduire à l’inflammation, à la fibrose puis au cancer.

Équipe TGTC (Signalisation TGFβ, homéostasie du Glutathion et thérapies innovantes du cancer ; Inserm Rennes/Université de Rennes 1) : cette équipe étudie les mécanismes de survenue et de progression des tumeurs du foie et du pancréas, en particulier le TGFβ dans le microenvironnement et le glutathion qui jouent des rôles importants dans la croissance des cellules cancéreuses. Les objectifs sont d’une part de comprendre ces mécanismes pour identifier des biomarqueurs de risque, afin de prévenir le développement des tumeurs ; et d’autre part de mettre au point des thérapies innovantes, en particulier des nanocapsules contenant les principes actifs de chimiothérapie ou de biothérapies, capables de cibler la tumeur et de la pénétrer à l’intérieur même du foie, en étroite collaboration avec l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes.