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Sécuriser les systèmes fourragers par des prairies multi-espèces

Améliorer la diversité des plantes dans les prairies pâturées par les vaches laitières permet d’accroître la quantité d’herbe ingérée donc de lait produit. Les élevages y gagnent aussi en autonomie alimentaire, élément clé de la durabilité des systèmes laitiers.

Vache pâturant une prairie de graminées-légumineuses-chicorée, comportant des lignes d’arbres à vocation fourragère, à Lusignan, dans le cadre de l'expérimentation-système Oasys pour tester un système bovin laitier innovant, diversifié et durable. © Inra, Sandra Novak
Par Service communication Inra Bretagne-Normandie
Mis à jour le 12/07/2018
Publié le 09/07/2018

Pour permettre aux élevages laitiers de gagner en autonomie alimentaire, une des pistes est d’augmenter la quantité de fourrage disponible au pâturage. Or, les associations habituelles de plantes (une graminée et une légumineuse) semblent avoir atteint leurs limites agronomiques et zootechniques dans de nombreuses régions. « Pour augmenter le potentiel fourrager et pallier les aléas climatiques, il faut diversifier les espèces présentes dans les prairies », explique Rémy Delagarde, chercheur à l’UMR Pegase, de l’Inra Bretagne-Normandie. Pour mesurer l’influence du nombre d’espèces présentes dans une prairie sur la quantité de fourrage produit, le chercheur et ses collègues ont comparé 4 types de prairies comportant de 1 à 5 espèces en mélange (2 graminées, 2 trèfles et de la chicorée) et ce pendant 2 ans. Des vaches laitières ont pâturé ces prairies de mars à novembre.

Plus de fourrages et plus de lait

Sur les prairies d’association et de mélange, l’ingestion d’herbe par vache et la quantité d’herbe valorisée par hectare ont été plus importantes, comme la production de lait de chaque vache. Cette augmentation de la production de lait résulte de l’effet cumulatif et multiplicatif d’un accroissement de 6% du nombre de journées de pâturage par hectare, de l’augmentation de 2,1 kg de matière sèche d’herbe ingérée chaque jour par vache et d’un gain de valeur alimentaire. L’ensemble de ces améliorations a permis d’augmenter de 2,1 kg de lait la production quotidienne de chaque vache. Avec un pâturage optimisant la consommation d’herbe et un climat globalement favorable à sa croissance pendant les 2 années d’étude, il a été possible d’atteindre un rendement d’herbe valorisée de 11 à 13 tonnes de matière sèche à l’hectare. En plus d’accroître la consommation d’herbe, ces prairies multi-spécifiques offrent une meilleure répartition de la production entre les saisons et les années. « En diversifiant les espèces présentes dans les prairies, il est donc possible de gagner en autonomie alimentaire », apprécie Rémy Delagarde.

D’autres combinaisons et espèces comme le plantain méritent d’être étudiées, à la fois sur les fourrages verts pâturés et les fourrages conservés en foin ou en ensilage, de même que dans les rotations prairies-cultures.

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