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Tout est joué dans l’œuf

Des chercheurs du Laboratoire Inra de Physiologie et Génomique des Poissons (LPGP) ont découvert que les conditions d’élevage des poissons pouvaient modifier les aspects physiques et comportementaux de leurs descendants.

Oeufs de truite.. © Inra, MARIE Didier
Par Service communication Inra Rennes
Mis à jour le 02/05/2016
Publié le 03/02/2016

Les poissons d’élevage, et particulièrement les femelles, sont sensibles aux variations de leur environnement (température, qualité de l’eau, concentration en sel, etc.) mais aussi aux pratiques d’élevage (alimentation, manipulations, etc.). De nombreuses recherches ont été effectuées afin de connaître l’impact des différents facteurs sur le taux de survie des jeunes. Mais c’est la première fois que les scientifiques étudient leurs retentissements sur la qualité physique et le comportement des jeunes poissons.

Il ne faut pas stresser maman !

Au moment de la formation de ses œufs, la femelle poisson transmet à ses descendants des gènes et des hormones. L’analyse du gène rp2, impliqué dans la mise en place de l’asymétrie gauche/droite de l’embryon et dans la formation de l’œil, montre que celui-ci est un gène à effet maternel. Son inhibition conduit à des malformations physiques (vision, polarité gauche/droite).

Parallèlement, lorsque les femelles sont stressées, elles transmettent à leurs œufs une hormone de stress, le cortisol. Les chercheurs ont découvert que les jeunes issus des œufs exposés au cortisol développent des comportements anormaux de peur.

Globalement, l’étude montre que le stress occasionné pendant la période de formation des œufs à un impact négatif sur la descendance des poissons et notamment sur leurs capacités adaptatives et émotionnelles. Ces travaux suscitent beaucoup d’intérêt et dégagent de nouvelles perspectives de recherches interdisciplinaires sur les conséquences trans-générationnelles des conditions d’élevage au cours de la formation des œufs.

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Références bibliographiques

Desvignes T, Nguyen T, Chesnel F, Bouleau A, Fauvel C, Bobe J. 2015. X-linked retinitis pigmentosa 2 is a novel maternal-effect gene required for left-right asymmetry in zebrafish. Biology of Reproduction. 93(2): 42.

Colson V, Valotaire C, Geoffroy B, Killerich P. 2015. Egg cortisol enhances fearfulness in larvae and juvenile of rainbow trout. Ethology. 121 : 1-11.