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Des odeurs pour lutter contre les insectes ravageurs des cultures

Des chercheurs de l’Inra de Rennes1 ont mis en évidence le rôle des odeurs issues des plantes dans la lutte contre les insectes ravageurs des cultures. Une alternative à l’utilisation de pesticides, testée sur la mouche du chou.

Champ de brocolis sur lequel sont répartis des diffuseurs d'odeurs. © Anne-Marie Cortesero
Par Service communication Rennes
Mis à jour le 01/04/2014
Publié le 31/03/2014

Les larves de la mouche du chou provoquent d’importants dégâts dans les cultures en s’attaquant aux racines des plantes de la famille des brassicacées (chou, brocoli, radis, navet, colza…). Pour lutter contre cet insecte, les chercheurs ont testé sur le terrain l’action de certaines odeurs issues des plantes capables de fortement diminuer leur infestation par les ravageurs, mais également de stimuler l’action de leurs ennemis naturels.

Chasser d’un côté et attirer de l’autre
Les scientifiques ont ainsi sélectionné une dizaine de composés chimiques volatils (odeurs). Certains qui modifient le comportement de ponte du ravageur et d'autres qui stimulent l'action de ses ennemis naturels. Ils les ont testés sur les cultures de brocoli du domaine expérimental de l’Inra du Rheu. En pratique, ces odeurs réparties sur les parcelles à l'aide de diffuseurs agissent comme des leurres olfactifs. Le ravageur est repoussé par des odeurs placées dans des parcelles cultivées et concentré en bordure par des composés qui l'attirent et qui stimulent la présence de ses ennemis naturels. Avec cette stratégie dite de « push-pull », les chercheurs ont constaté une diminution de la ponte du ravageur sur le brocoli plusieurs années de suite.

Un protocole à affiner
Même si le protocole mis en place par les scientifiques donne de bons résultats, les conditions d’utilisation des odeurs nécessitent d’être optimisées. Les scientifiques ne savent pas encore ce qui se passe exactement entre les deux zones attractive et répulsive et s’interrogent sur une possible interférence entre elles. Pour explorer ces questions, des essais sont notamment prévus au printemps. Il reste également à déterminer si l’action des odeurs sur les insectes est directe ou si les plantes alentours les captent et changent alors leur comportement olfactif en émettant à leur tour des molécules odorantes qui trompent le ravageur.

1Unité mixte de recherche Inra/Agrocampus Ouest/Université de Rennes 1 Institut de génétique, environnement et protection des plantes (Igepp)

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